Par Jean-Noël PERNET, Batônnier de l'Ordre des avocats de l'Aube
Les avocats sont de drôles de gens tiraillés entre le vice et la vertu.
Paradoxalement ils exaltent en public les grands principes qui animent notre profession pour de façon plus feutrée, plus insidieuse dans les couloirs du Palais ou la salle du vestiaire se répandre en incriminations diverses « dignes » parfois du « Café du Commerce » comme s'ils étaient exempts des péchés du monde que pourtant ils stigmatisent.
Mais « que fait le Bâtonnier ? » est devenue une antienne, un lieu commun qui n'a évidemment aucun sens à défaut pour « cestui-là » de n'avoir point de baguette magique.
Le Bâtonnier est un animateur, un chef d'orchestre qui à défaut de pouvoir donner le « la » doit s'ingénier à éviter les dissonances.
Il ne peut rien tout seul, il n'est que le mandataire d'une communauté sauf que les avocats n'aiment pas – par nature ? – jouer collectif.
Il importe toutefois qu'ils se fassent une raison : l'engagement du plus grand nombre, l'expression de chacun fondent la volonté de tous pour apporter un plus dans l'intérêt de la profession.
Dans l'imaginaire du justiciable l'avocat souffre d'un déficit d'image galvaudé par certains médias ou les séries américaines...
Ressaisissons-nous !
Le Bâtonnier qui représente son Ordre doit sans cesse réanimer la flamme et tisser avec ses confrères la trame de la confiance indispensable à toute action efficace et pérenne.
Dans le domaine, la voie de la démocratie la plus large est le seul moyen qui vaille.
De nos jours, internet est un « véhicule » aussi efficace qu'incontournable ; en quelques secondes tous les confrères peuvent être sondés et s'exprimer sur tous les sujets qui les préoccupent : qu'il s'agisse tant de problèmes internes (organisation des audiences, des services, etc...) que de positionnements plus généraux (avis sur les multiples réformes envisagées, défense de nos valeurs comme des libertés individuelles ou droits fondamentaux sans cesse remis en cause).
Le Bâtonnier ne prend sa dimension véritable que s'il est soutenu et encouragé par une majorité de confrères – dont il est avant tout le mandataire.
Il faut donc que chacun se mobilise et prenne un peu de son temps pour faire connaître son opinion voire pour contribuer à l'oeuvre commune loin des « impératifs » du quotidien ou purement « économiques ».
La voix du Bâtonnier ne porte jamais plus loin que lorsqu'elle est à l'unisson de tous ses confrères qui se sont impliqués.
Le Bâtonnier interlocuteur naturel des deux chefs de la Juridiction ne pourra positivement dialoguer avec eux que s'il est sûr et avéré du soutien de ses avocats.
De même si par nécessité le « combat » s'impose, il disposera de la vertu de la démocratie contre parfois l'entêtement du système dont maints représentants sont aux « ordres » par le lien hiérarchique ou l'avancement.
Dans notre système judiciaire local, seule proximité efficace, le Bâtonnier doit être l'âme de la démocratie, l'éveilleur de conscience permanent et intransigeant, le chef d'orchestre de ceux qui savent encore et toujours dire NON.
MOBILISATION GENERALE !
Sur le plan externe, l'avocat doit prendre pleinement conscience qu'il est au cœur de la Cité, acteur et citoyen, qu'il est au cœur de la vie.
Il doit porter la juste parole (Qui sommes-nous ? Quels services offrons-nous ? Quel plus apportons-nous ?) au sein des établissements d'enseignement et de formation (collèges, fac, IUT, ESC, etc...) de façon permanente.
Il doit se positionner et faire valoir son point de vue sur tous les grands sujets qui animent notre société.
Il doit sortir de son cabinet, de ses contraintes personnelles pour hisser sa profession au niveau de l'excellence :
Non au juridiquement correct ! Non à l'affaiblissement de nos valeurs ! Non à la Justice distributive !
En ce sens là encore le Bâtonnier se doit d'être un incitateur, un aiguillon, un rassembleur.
MOBILISATION GENERALE !
BATONNIER : UN COMBAT DE TOUS LES INSTANTS
Les avocats sont de drôles de gens tiraillés entre le vice et la vertu.
Paradoxalement ils exaltent en public les grands principes qui animent notre profession pour de façon plus feutrée, plus insidieuse dans les couloirs du Palais ou la salle du vestiaire se répandre en incriminations diverses « dignes » parfois du « Café du Commerce » comme s’ils étaient exempts des péchés du monde que pourtant ils stigmatisent.
Mais « que fait le Bâtonnier ? » est devenue une antienne, un lieu commun qui n’a évidemment aucun sens à défaut pour « cestui-là » de n’avoir point de baguette magique.
Le Bâtonnier est un animateur, un chef d’orchestre qui à défaut de pouvoir donner le « la » doit s’ingénier à éviter les dissonances.
Il ne peut rien tout seul, il n’est que le mandataire d’une communauté sauf que les avocats n’aiment pas – par nature ? – jouer collectif.
Il importe toutefois qu’ils se fassent une raison : l’engagement du plus grand nombre, l’expression de chacun fondent la volonté de tous pour apporter un plus dans l’intérêt de la profession.
Dans l’imaginaire du justiciable l’avocat souffre d’un déficit d’image galvaudé par certains médias ou les séries américaines…
Ressaisissons-nous !
Le Bâtonnier qui représente son Ordre doit sans cesse réanimer la flamme et tisser avec ses confrères la trame de la confiance indispensable à toute action efficace et pérenne.
Dans le domaine, la voie de la démocratie la plus large est le seul moyen qui vaille.
De nos jours, internet est un « véhicule » aussi efficace qu’incontournable ; en quelques secondes tous les confrères peuvent être sondés et s’exprimer sur tous les sujets qui les préoccupent : qu’il s’agisse tant de problèmes internes (organisation des audiences, des services, etc…) que de positionnements plus généraux (avis sur les multiples réformes envisagées, défense de nos valeurs comme des libertés individuelles ou droits fondamentaux sans cesse remis en cause).
Le Bâtonnier ne prend sa dimension véritable que s’il est soutenu et encouragé par une majorité de confrères – dont il est avant tout le mandataire.
Il faut donc que chacun se mobilise et prenne un peu de son temps pour faire connaître son opinion voire pour contribuer à l’oeuvre commune loin des « impératifs » du quotidien ou purement « économiques ».
La voix du Bâtonnier ne porte jamais plus loin que lorsqu’elle est à l’unisson de tous ses confrères qui se sont impliqués.
Le Bâtonnier interlocuteur naturel des deux chefs de la Juridiction ne pourra positivement dialoguer avec eux que s’il est sûr et avéré du soutien de ses avocats.
De même si par nécessité le « combat » s’impose, il disposera de la vertu de la démocratie contre parfois l’entêtement du système dont maints représentants sont aux « ordres » par le lien hiérarchique ou l’avancement.
Dans notre système judiciaire local, seule proximité efficace, le Bâtonnier doit être l’âme de la démocratie, l’éveilleur de conscience permanent et intransigeant, le chef d’orchestre de ceux qui savent encore et toujours dire NON.
MOBILISATION GENERALE !
Sur le plan externe, l’avocat doit prendre pleinement conscience qu’il est au cœur de la Cité, acteur et citoyen, qu’il est au cœur de la vie.
Il doit porter la juste parole (Qui sommes-nous ? Quels services offrons-nous ? Quel plus apportons-nous ?) au sein des établissements d’enseignement et de formation (collèges, fac, IUT, ESC, etc…) de façon permanente.
Il doit se positionner et faire valoir son point de vue sur tous les grands sujets qui animent notre société.
Il doit sortir de son cabinet, de ses contraintes personnelles pour hisser sa profession au niveau de l’excellence :
Non au juridiquement correct !
Non à l’affaiblissement de nos valeurs !
Non à la Justice distributive !
En ce sens là encore le Bâtonnier se doit d’être un incitateur, un aiguillon, un rassembleur.